RC pro prestataire d'infogérance : ce que dit la loi et ce que ça coûte
Pour exercer comme prestataire d'infogérance : le régime d'assurance applicable, les garanties à vérifier et la cotisation annuelle à prévoir, de 400 à 1 800 €.
- Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
- Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
- Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir
Devis RC pro pour un prestataire d'infogérance

Le prestataire d'infogérance n'est pas soumis à une obligation légale d'assurance. Beaucoup souscrivent quand même, pour une raison simple : un seul litige client peut coûter plusieurs années de chiffre d'affaires.
Ce contrat protège votre patrimoine contre les conséquences de votre activité. Il se déclenche quand un tiers vous réclame réparation et couvre aussi, en général, les frais de défense.
Le sinistre typique de ce métier ressemble à ceci : une panne prolongée du parc informatique d'un client. Le montant en jeu dépasse souvent largement la cotisation annuelle.
Pour ce métier, comptez de 400 à 1 800 € par an sans salarié. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur de prix, loin devant l'ancienneté.
Combien de prestataires d'infogérance en France ?
Attention à la lecture : 3 179 établissements sont enregistrés sous le code 62.03Z (Gestion d'installations informatiques), mais ce code couvre plusieurs métiers proches. 83 % d'entre eux n'ont aucun salarié, contre 89 % toutes activités confondues.
La dynamique est forte : 528 établissements ont été créés sur les douze derniers mois, soit 16,6 % du stock, au-dessus de la moyenne nationale de 10,5 %. Beaucoup de contrats signés le sont donc par des professionnels qui s'assurent pour la première fois.
Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.
Obligation d'assurance pour un prestataire d'infogérance
Aucun texte général n'impose la responsabilité civile professionnelle pour un prestataire d'infogérance. La règle reste celle du droit commun : celui qui cause un dommage doit le réparer, sur son patrimoine si aucun assureur ne prend le relais. la fiche officielle sur entreprendre.service-public.fr détaille les cas où l'obligation existe malgré tout.
Ce que couvre une RC pro
Le socle d'un contrat comprend trois volets : les dommages corporels causés à un tiers, les dommages matériels, et les préjudices financiers qui en découlent. S'y ajoutent presque toujours les frais de défense, souvent aussi coûteux que l'indemnisation elle-même.
Deux distinctions comptent. La RC exploitation vise ce qui arrive du fait du fonctionnement de l'entreprise, indépendamment de la prestation elle-même : un visiteur qui glisse dans vos locaux, un colis qui tombe. La RC professionnelle, elle, vise la faute dans la prestation : le conseil erroné, la pose défectueuse, le retard fautif.
Selon le métier, des extensions changent beaucoup la portée du contrat : les biens confiés (ce qu'un client vous remet et que vous endommagez), la faute inexcusable, la responsabilité du fait des sous-traitants, ou encore la protection juridique.
Ce que vous paierez pour un prestataire d'infogérance
Deux professionnels du même métier peuvent payer du simple au quadruple. Le chiffre d'affaires explique l'essentiel de l'écart, le reste vient du niveau de garantie choisi et de la franchise.
Le réflexe de réduire la prime en montant la franchise se retourne souvent : les petits dommages, les plus courants, restent alors intégralement à votre charge. Mieux vaut arbitrer sur le plafond que sur la franchise.
Attention à la régularisation : beaucoup de contrats sont tarifés sur un chiffre d'affaires prévisionnel puis ajustés en fin d'exercice. Un prévisionnel sous-estimé produit un rappel de cotisation. Le détail de ce qui fait varier le prix d'une RC pro est dans notre guide tarifs.
| Profil | Cotisation annuelle estimée | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires | 400 à 850 € | Activité déclarée, plafond retenu |
| Indépendant établi, 30 000 à 100 000 € | 680 à 1 800 € | Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés |
| Entreprise de 1 à 5 salariés | 2 000 à 5 050 € | Masse salariale, sous-traitance, biens confiés |
Estimer ma cotisation selon mon chiffre d'affaires
Un repère utile : en 2025, un micro-entrepreneur du secteur « Informatique, information et communication » a déclaré en moyenne 31 800 € de chiffre d'affaires, ce qui le place à cheval sur les deux premières lignes.
À titre de comparaison, un indépendant du secteur hors régime micro dégage en moyenne 47 000 € de revenu par an (2024).
Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.
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Les exclusions à connaître
Ce que le contrat ne paiera jamais : les dommages volontaires, les amendes, et le préjudice que vous subissez vous-même. Ces postes relèvent d'autres contrats, ou de rien du tout ; la liste des exclusions habituelles vaut le détour avant de signer.
Le piège classique : élargir son activité sans prévenir son assureur. Le jour du sinistre, la garantie est refusée parce que la prestation en cause ne figurait pas au contrat. Une déclaration en cours d'année coûte quelques dizaines d'euros, l'oubli peut coûter tout.
Choisir son contrat
Le premier critère n'est pas le prix mais le plafond, et notamment le sous-plafond appliqué aux dommages immatériels, souvent bien plus bas que le plafond affiché en couverture.
Demandez comment le contrat traite les réclamations tardives. Une faute commise cette année peut donner lieu à une mise en cause dans trois ans, alors que vous aurez peut-être changé d'assureur ou cessé l'activité.
Enfin, comparez à garanties égales. Deux devis ne sont comparables que si le plafond, la franchise, les activités déclarées et la base de garantie sont identiques. Sur un même profil, l'écart entre assureurs dépasse souvent 30 %.

Le code 62.03Z en détail
Au-delà du nombre d'établissements, les fichiers publics permettent de décrire le code 62.03Z (Gestion d'installations informatiques) sous quatre angles.
Un parc d'entreprises jeune ou installé ?
Le parc est récent : 54 % des établissements en activité datent de 2022 ou après. À l'inverse, 22 % seulement étaient déjà là avant 2016.
Où le métier est-il le plus présent ?
Le trio de tête : Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines. Le premier pèse 11,8 % du total national, les trois réunis 22,8 %.
Le classement change si l'on rapporte ces chiffres au tissu économique local. Le département de métropole où l'activité pèse le plus lourd : Hauts-de-Seine, avec 2,6 fois la moyenne du pays.
| Département | Établissements actifs | Part du total national | Indice de présence |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | 370 | 11,8 % | 1,5 |
| Hauts-de-Seine (92) | 213 | 6,8 % | 2,6 |
| Yvelines (78) | 131 | 4,2 % | 2,3 |
| Rhône (69) | 131 | 4,2 % | 1,3 |
| Bouches-du-Rhône (13) | 123 | 3,9 % | 1,1 |
| Essonne (91) | 93 | 3,0 % | 2,0 |
Les statuts les plus courants
L'entreprise individuelle domine : 51 % des 3 093 entreprises actives, contre 45 % de SAS et de SARL. Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est séparé de son patrimoine professionnel, mais tout ce qui sert à l'activité reste exposé en cas de réclamation.
Un métier physiquement exposé ?
On se blesse peu dans cette activité (3,7 accidents du travail pour 1 000 salariés, contre 26,4 en moyenne). La RC pro y sert surtout à couvrir les préjudices financiers causés aux clients : c'est le plafond des dommages immatériels qu'il faut regarder.
Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.
Vous renseignez votre métier et votre volume d'activité, un assureur partenaire étudie le dossier et vous envoie un devis. Gratuit, sans engagement, et sans obligation de souscrire.
Nous ne sommes ni assureur ni courtier. Notre rôle s'arrête à la transmission de votre demande à un partenaire spécialisé, qui vous conseille et vous adresse une offre.
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Questions fréquentes pour un prestataire d'infogérance
La RC pro est-elle obligatoire pour un prestataire d'infogérance ?
Non, aucun texte ne l'impose pour un prestataire d'infogérance. Elle devient exigée en pratique dès qu'un client, un bailleur ou une plateforme réclame une attestation avant de signer.
Peut-on exercer comme prestataire d'infogérance sans assurance ?
Oui, c'est légal. Mais la responsabilité, elle, ne disparaît pas : une réclamation client se règle alors sur les fonds de l'entreprise. Et beaucoup de donneurs d'ordre, de bailleurs et de plateformes exigent une attestation avant de signer.
Combien coûte une RC pro pour un prestataire d'infogérance ?
Nous l'estimons entre 400 et 1 800 € par an pour une structure sans salarié, et plutôt 400 à 850 € pour une micro-entreprise. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur d'écart.
Un sinistre comme « une panne prolongée du parc informatique d'un client » est-il couvert ?
Oui, si l'activité en cause figure au contrat : c'est un dommage causé à un tiers dans l'exercice du métier, le cœur de la RC pro. Restent à votre charge la franchise et ce qui dépasse le plafond de garantie.
Que se passe-t-il si je change d'activité ?
Il faut le déclarer à l'assureur. Une prestation qui ne figure pas dans l'activité décrite au contrat n'est pas garantie, même si le contrat est en cours et les cotisations à jour.
Le statut de micro-entrepreneur change-t-il quelque chose ?
Non. Le régime micro est un régime fiscal et social : il ne modifie ni la responsabilité ni les obligations d'assurance attachées à l'activité. Il joue seulement sur le prix, parce que le chiffre d'affaires est plafonné.
Ce site vend-il des contrats d'assurance ?
Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.
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