RC pro prestataire d'infogérance : ce que dit la loi et ce que ça coûte

Pour exercer comme prestataire d'infogérance : le régime d'assurance applicable, les garanties à vérifier et la cotisation annuelle à prévoir, de 400 à 1 800 €.

  • ✓ Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
  • ✓ Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
  • ✓ Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir

Devis RC pro pour un prestataire d'infogérance

Service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé en assurance professionnelle. Gratuit et sans engagement.

Technicien informatique intervenant sur une baie réseau

Le prestataire d'infogérance n'est pas soumis à une obligation légale d'assurance. Beaucoup souscrivent quand même, pour une raison simple : un seul litige client peut coûter plusieurs années de chiffre d'affaires.

Ce contrat protège votre patrimoine contre les conséquences de votre activité. Il se déclenche quand un tiers vous réclame réparation et couvre aussi, en général, les frais de défense.

Le sinistre typique de ce métier ressemble à ceci : une panne prolongée du parc informatique d'un client. Le montant en jeu dépasse souvent largement la cotisation annuelle.

Pour ce métier, comptez de 400 à 1 800 € par an sans salarié. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur de prix, loin devant l'ancienneté.

Combien de prestataires d'infogérance en France ?

3 179établissements actifsSIRENE, septembre 2026
83 %sans salarié déclarétoutes activités : 89 %
528créés sur les 12 derniers moisSIRENE
400–1 800 €de cotisation annuelle estiméenotre méthode

Attention à la lecture : 3 179 établissements sont enregistrés sous le code 62.03Z (Gestion d'installations informatiques), mais ce code couvre plusieurs métiers proches. 83 % d'entre eux n'ont aucun salarié, contre 89 % toutes activités confondues.

La dynamique est forte : 528 établissements ont été créés sur les douze derniers mois, soit 16,6 % du stock, au-dessus de la moyenne nationale de 10,5 %. Beaucoup de contrats signés le sont donc par des professionnels qui s'assurent pour la première fois.

Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.

Obligation d'assurance pour un prestataire d'infogérance

Aucun texte général n'impose la responsabilité civile professionnelle pour un prestataire d'infogérance. La règle reste celle du droit commun : celui qui cause un dommage doit le réparer, sur son patrimoine si aucun assureur ne prend le relais. la fiche officielle sur entreprendre.service-public.fr détaille les cas où l'obligation existe malgré tout.

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Ce que couvre une RC pro

Le socle d'un contrat comprend trois volets : les dommages corporels causés à un tiers, les dommages matériels, et les préjudices financiers qui en découlent. S'y ajoutent presque toujours les frais de défense, souvent aussi coûteux que l'indemnisation elle-même.

Deux distinctions comptent. La RC exploitation vise ce qui arrive du fait du fonctionnement de l'entreprise, indépendamment de la prestation elle-même : un visiteur qui glisse dans vos locaux, un colis qui tombe. La RC professionnelle, elle, vise la faute dans la prestation : le conseil erroné, la pose défectueuse, le retard fautif.

Selon le métier, des extensions changent beaucoup la portée du contrat : les biens confiés (ce qu'un client vous remet et que vous endommagez), la faute inexcusable, la responsabilité du fait des sous-traitants, ou encore la protection juridique.

Ce que vous paierez pour un prestataire d'infogérance

Deux professionnels du même métier peuvent payer du simple au quadruple. Le chiffre d'affaires explique l'essentiel de l'écart, le reste vient du niveau de garantie choisi et de la franchise.

Le réflexe de réduire la prime en montant la franchise se retourne souvent : les petits dommages, les plus courants, restent alors intégralement à votre charge. Mieux vaut arbitrer sur le plafond que sur la franchise.

Attention à la régularisation : beaucoup de contrats sont tarifés sur un chiffre d'affaires prévisionnel puis ajustés en fin d'exercice. Un prévisionnel sous-estimé produit un rappel de cotisation. Le détail de ce qui fait varier le prix d'une RC pro est dans notre guide tarifs.

Estimation de la cotisation annuelle pour un prestataire d'infogérance, selon la taille de la structure
ProfilCotisation annuelle estiméeCe qui fait varier
Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires400 à 850 €Activité déclarée, plafond retenu
Indépendant établi, 30 000 à 100 000 €680 à 1 800 €Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés
Entreprise de 1 à 5 salariés2 000 à 5 050 €Masse salariale, sous-traitance, biens confiés

Un repère utile : en 2025, un micro-entrepreneur du secteur « Informatique, information et communication » a déclaré en moyenne 31 800 € de chiffre d'affaires, ce qui le place à cheval sur les deux premières lignes.

À titre de comparaison, un indépendant du secteur hors régime micro dégage en moyenne 47 000 € de revenu par an (2024).

Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.

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Les exclusions à connaître

Ce que le contrat ne paiera jamais : les dommages volontaires, les amendes, et le préjudice que vous subissez vous-même. Ces postes relèvent d'autres contrats, ou de rien du tout ; la liste des exclusions habituelles vaut le détour avant de signer.

Le piège classique : élargir son activité sans prévenir son assureur. Le jour du sinistre, la garantie est refusée parce que la prestation en cause ne figurait pas au contrat. Une déclaration en cours d'année coûte quelques dizaines d'euros, l'oubli peut coûter tout.

Choisir son contrat

Le premier critère n'est pas le prix mais le plafond, et notamment le sous-plafond appliqué aux dommages immatériels, souvent bien plus bas que le plafond affiché en couverture.

Demandez comment le contrat traite les réclamations tardives. Une faute commise cette année peut donner lieu à une mise en cause dans trois ans, alors que vous aurez peut-être changé d'assureur ou cessé l'activité.

Enfin, comparez à garanties égales. Deux devis ne sont comparables que si le plafond, la franchise, les activités déclarées et la base de garantie sont identiques. Sur un même profil, l'écart entre assureurs dépasse souvent 30 %.

Poignée de main après la signature d'un contrat

Le code 62.03Z en détail

Au-delà du nombre d'établissements, les fichiers publics permettent de décrire le code 62.03Z (Gestion d'installations informatiques) sous quatre angles.

Un parc d'entreprises jeune ou installé ?

Le parc est récent : 54 % des établissements en activité datent de 2022 ou après. À l'inverse, 22 % seulement étaient déjà là avant 2016.

2016 : 909020162017 : 737320172018 : 12012020182019 : 16316320192020 : 12412420202021 : 17417420212022 : 19819820222023 : 22422420232024 : 38738720242025 : 55455420252026 : 3673672026
Établissements actifs au millésime courant, selon leur année de création (code 62.03Z). Les établissements fermés depuis ne sont pas comptés : ce n'est pas le nombre de créations de chaque année. 2026 : année en cours, incomplète. Source : base SIRENE, calcul du site.

Où le métier est-il le plus présent ?

Le trio de tête : Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines. Le premier pèse 11,8 % du total national, les trois réunis 22,8 %.

Le classement change si l'on rapporte ces chiffres au tissu économique local. Le département de métropole où l'activité pèse le plus lourd : Hauts-de-Seine, avec 2,6 fois la moyenne du pays.

Établissements actifs par département, code 62.03Z. Indice de présence : part de l'activité dans le département rapportée à sa part en France (1 = moyenne nationale). Source : base SIRENE, calcul du site.
DépartementÉtablissements actifsPart du total nationalIndice de présence
Paris (75)37011,8 %1,5
Hauts-de-Seine (92)2136,8 %2,6
Yvelines (78)1314,2 %2,3
Rhône (69)1314,2 %1,3
Bouches-du-Rhône (13)1233,9 %1,1
Essonne (91)933,0 %2,0

Les statuts les plus courants

  • Entreprise individuelle 51 %
  • SAS / SASU 30 %
  • SARL / EURL 15 %
  • Autres formes 4 %

L'entreprise individuelle domine : 51 % des 3 093 entreprises actives, contre 45 % de SAS et de SARL. Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est séparé de son patrimoine professionnel, mais tout ce qui sert à l'activité reste exposé en cas de réclamation.

Un métier physiquement exposé ?

On se blesse peu dans cette activité (3,7 accidents du travail pour 1 000 salariés, contre 26,4 en moyenne). La RC pro y sert surtout à couvrir les préjudices financiers causés aux clients : c'est le plafond des dommages immatériels qu'il faut regarder.

Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.

Vous renseignez votre métier et votre volume d'activité, un assureur partenaire étudie le dossier et vous envoie un devis. Gratuit, sans engagement, et sans obligation de souscrire.

Nous ne sommes ni assureur ni courtier. Notre rôle s'arrête à la transmission de votre demande à un partenaire spécialisé, qui vous conseille et vous adresse une offre.

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Questions fréquentes pour un prestataire d'infogérance

La RC pro est-elle obligatoire pour un prestataire d'infogérance ?

Non, aucun texte ne l'impose pour un prestataire d'infogérance. Elle devient exigée en pratique dès qu'un client, un bailleur ou une plateforme réclame une attestation avant de signer.

Peut-on exercer comme prestataire d'infogérance sans assurance ?

Oui, c'est légal. Mais la responsabilité, elle, ne disparaît pas : une réclamation client se règle alors sur les fonds de l'entreprise. Et beaucoup de donneurs d'ordre, de bailleurs et de plateformes exigent une attestation avant de signer.

Combien coûte une RC pro pour un prestataire d'infogérance ?

Nous l'estimons entre 400 et 1 800 € par an pour une structure sans salarié, et plutôt 400 à 850 € pour une micro-entreprise. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur d'écart.

Un sinistre comme « une panne prolongée du parc informatique d'un client » est-il couvert ?

Oui, si l'activité en cause figure au contrat : c'est un dommage causé à un tiers dans l'exercice du métier, le cœur de la RC pro. Restent à votre charge la franchise et ce qui dépasse le plafond de garantie.

Que se passe-t-il si je change d'activité ?

Il faut le déclarer à l'assureur. Une prestation qui ne figure pas dans l'activité décrite au contrat n'est pas garantie, même si le contrat est en cours et les cotisations à jour.

Le statut de micro-entrepreneur change-t-il quelque chose ?

Non. Le régime micro est un régime fiscal et social : il ne modifie ni la responsabilité ni les obligations d'assurance attachées à l'activité. Il joue seulement sur le prix, parce que le chiffre d'affaires est plafonné.

Ce site vend-il des contrats d'assurance ?

Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.

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