RC pro auditeur : ce que dit la loi et ce que ça coûte
Avant de signer une RC pro pour un auditeur, sachez ce que la loi impose, ce que le contrat couvre réellement et ce qu'il faut payer.
- Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
- Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
- Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir
Devis RC pro pour un auditeur

La loi laisse l'auditeur libre de s'assurer ou non. En pratique, de plus en plus de donneurs d'ordre réclament une attestation avant de signer, ce qui rend la question moins théorique qu'il n'y paraît.
Une RC pro répond d'un principe simple : si votre travail cause un préjudice à quelqu'un d'autre, l'assureur indemnise à votre place, dans la limite du contrat. Vos propres pertes, elles, restent à votre charge.
Le sinistre typique de ce métier ressemble à ceci : un audit qui passe à côté d'un risque majeur. Le montant en jeu dépasse souvent largement la cotisation annuelle.
Budget annuel indicatif pour un auditeur : 250 à 1 000 €. À garanties comparables, l'écart entre deux assureurs sur un même profil dépasse souvent 30 %.
Combien d'auditeurs en France ?
Le répertoire SIRENE ne distingue pas ce métier de ses voisins : il les regroupe sous le code 70.22Z (Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion), qui compte 411 507 établissements actifs, dont 93 % sans salarié déclaré. Le chiffre vaut donc pour cette famille d'activités, pas pour le seul métier.
La dynamique est forte : 73 996 établissements ont été créés sur les douze derniers mois, soit 18,0 % du stock, au-dessus de la moyenne nationale de 10,5 %. Beaucoup de contrats signés le sont donc par des professionnels qui s'assurent pour la première fois.
Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.
Obligation d'assurance pour un auditeur
Pas d'obligation légale ici, mais pas d'exonération de responsabilité non plus. Sans contrat, une réclamation client se règle sur les fonds propres de l'entreprise, et pour un entrepreneur individuel sur tout ce qu'il affecte à son activité. Voir la fiche officielle sur entreprendre.service-public.fr.
Ce que couvre une RC pro
Le socle d'un contrat comprend trois volets : les dommages corporels causés à un tiers, les dommages matériels, et les préjudices financiers qui en découlent. S'y ajoutent presque toujours les frais de défense, souvent aussi coûteux que l'indemnisation elle-même.
Il faut lire la différence entre RC exploitation et RC professionnelle. La première couvre l'activité au sens matériel, la seconde l'erreur dans l'exécution du travail. Un contrat qui ne comprend que l'une des deux laisse une part du risque à découvert : voir la différence entre RC pro et RC exploitation.
Au-delà du socle, regardez les options qui correspondent à votre façon de travailler : matériel de clients gardé en atelier, recours à des sous-traitants, interventions à l'étranger, stockage de données clients.
Ce que vous paierez pour un auditeur
Deux professionnels du même métier peuvent payer du simple au quadruple. Le chiffre d'affaires explique l'essentiel de l'écart, le reste vient du niveau de garantie choisi et de la franchise.
Augmenter la franchise fait baisser la cotisation, mais déplace le risque sur vous : une franchise de 1 000 € rend l'assurance inutile pour les petits sinistres, qui sont les plus fréquents. À l'inverse, un plafond trop bas ne protège pas sur le sinistre qui compte vraiment.
La plupart des contrats se règlent au mois ou à l'année. Le fractionnement coûte quelques pourcents de plus, à mettre en balance avec la trésorerie d'une activité qui débute.
| Profil | Cotisation annuelle estimée | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires | 250 à 500 € | Activité déclarée, plafond retenu |
| Indépendant établi, 30 000 à 100 000 € | 400 à 1 000 € | Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés |
| Entreprise de 1 à 5 salariés | 1 100 à 2 800 € | Masse salariale, sous-traitance, biens confiés |
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Un repère utile : en 2025, un micro-entrepreneur du secteur « Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion » a déclaré en moyenne 29 400 € de chiffre d'affaires. À ce niveau d'activité, c'est la première ligne du tableau qui s'applique.
À titre de comparaison, un indépendant du secteur hors régime micro dégage en moyenne 49 400 € de revenu par an (2024).
Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.
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Les exclusions à connaître
Ce que le contrat ne paiera jamais : les dommages volontaires, les amendes, et le préjudice que vous subissez vous-même. Ces postes relèvent d'autres contrats, ou de rien du tout ; la liste des exclusions habituelles vaut le détour avant de signer.
L'exclusion la plus coûteuse en pratique est plus discrète : l'activité non déclarée. Une prestation qui sort du champ décrit au contrat n'est pas couverte, même si vous payez vos cotisations. Toute évolution du métier doit être signalée à l'assureur.
Choisir son contrat
Le premier critère n'est pas le prix mais le plafond, et notamment le sous-plafond appliqué aux dommages immatériels, souvent bien plus bas que le plafond affiché en couverture.
Vérifiez ensuite la base de garantie : « fait dommageable » ou « réclamation ». Dans le premier cas, la date du dommage compte ; dans le second, la date à laquelle le client réclame. La différence se révèle quand on change d'assureur ou qu'on cesse l'activité.
Alignez les devis sur les mêmes paramètres avant de regarder le prix : même plafond, même franchise, même périmètre d'activité. C'est le seul moyen de savoir lequel est réellement moins cher.

Aller plus loin : les données du code 70.22Z
Quatre lectures du même code d'activité, 70.22Z (Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion), tirées de fichiers publics : elles disent qui sont les professionnels du secteur, et donc à qui s'adressent les contrats.
Un parc d'entreprises jeune ou installé ?
60 % des établissements actifs sous le code 70.22Z ont été créés depuis 2022. Un parc aussi jeune signifie beaucoup de premiers contrats, souvent souscrits dans l'urgence, au moment où un client réclame l'attestation.
Où le métier est-il le plus présent ?
Trois départements concentrent 33,2 % des établissements : Paris (21,2 % à lui seul), Hauts-de-Seine et Rhône.
L'indice de présence corrige l'effet de taille des grands départements. En métropole, il place en tête : Hauts-de-Seine, où l'activité est 2,8 fois plus fréquente qu'en moyenne.
| Département | Établissements actifs | Part du total national | Indice de présence |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | 86 449 | 21,2 % | 2,6 |
| Hauts-de-Seine (92) | 30 529 | 7,5 % | 2,8 |
| Rhône (69) | 18 355 | 4,5 % | 1,4 |
| Yvelines (78) | 15 878 | 3,9 % | 2,2 |
| Bouches-du-Rhône (13) | 14 949 | 3,7 % | 1,1 |
Entreprise individuelle ou société ?
49 % des entreprises actives exercent en SAS ou en SARL, 48 % en entreprise individuelle (toutes activités : 46 %). Un changement de forme juridique impose de refaire le contrat : l'assuré n'est plus la même personne.
Ce que disent les accidents du travail
Le risque physique est faible : 3,2 accidents du travail pour 1 000 salariés en 2024, soit 8,3 fois moins que la moyenne nationale (26,4). Dans ce métier, le sinistre type n'est pas corporel : c'est une erreur, un retard ou une perte de données qui coûte de l'argent au client.
Les accidents viennent d'abord de : manutention manuelle (37 %), puis chutes de plain-pied (20 %).
Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.
Le parcours est court : vous décrivez votre activité et votre chiffre d'affaires, un partenaire spécialisé revient vers vous avec une proposition chiffrée, et vous décidez. Aucune obligation de donner suite.
Nous ne sommes ni assureur ni courtier. Notre rôle s'arrête à la transmission de votre demande à un partenaire spécialisé, qui vous conseille et vous adresse une offre.
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Questions fréquentes pour un auditeur
La RC pro est-elle obligatoire pour un auditeur ?
Non, aucun texte ne l'impose pour un auditeur. Elle devient exigée en pratique dès qu'un client, un bailleur ou une plateforme réclame une attestation avant de signer.
Peut-on exercer comme auditeur sans assurance ?
Oui, c'est légal. Mais la responsabilité, elle, ne disparaît pas : une réclamation client se règle alors sur les fonds de l'entreprise. Et beaucoup de donneurs d'ordre, de bailleurs et de plateformes exigent une attestation avant de signer.
Combien coûte une RC pro pour un auditeur ?
Nous l'estimons entre 250 et 1 000 € par an pour une structure sans salarié, et plutôt 250 à 500 € pour une micro-entreprise. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur d'écart.
Un sinistre comme « un audit qui passe à côté d'un risque majeur » est-il couvert ?
Oui, si l'activité en cause figure au contrat : c'est un dommage causé à un tiers dans l'exercice du métier, le cœur de la RC pro. Restent à votre charge la franchise et ce qui dépasse le plafond de garantie.
Quelle différence entre plafond et franchise ?
Le plafond est le maximum que l'assureur paiera pour un sinistre ou pour une année ; la franchise, la part qui reste à votre charge à chaque sinistre. Baisser l'un ou monter l'autre fait baisser la prime, et le niveau de protection.
La RC pro couvre-t-elle mon propre matériel ?
Non. La responsabilité civile professionnelle indemnise les tiers. Vos outils, votre véhicule et vos locaux relèvent d'une assurance de biens, distincte.
Ce site vend-il des contrats d'assurance ?
Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.
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