RC pro administrateur de biens : ce que dit la loi et ce que ça coûte

Êtes-vous obligé de souscrire une RC pro pour un administrateur de biens ? Ce que dit la loi, ce que couvre le contrat et combien il coûte, avec un devis gratuit à la clé.

  • ✓ Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
  • ✓ Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
  • ✓ Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir

Devis RC pro pour un administrateur de biens

Service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé en assurance professionnelle. Gratuit et sans engagement.

Gestionnaire remettant les clés à une locataire

L'administrateur de biens relève d'une activité pour laquelle un texte impose une assurance de responsabilité civile professionnelle. Ce n'est donc pas une question de prudence mais de conformité : sans attestation, l'activité ne peut pas être exercée régulièrement.

L'objet de la garantie est le dommage causé à autrui : blessure, dégât matériel, perte financière subie par un client. Ce que vous cassez chez vous ou pour vous-même n'entre pas dans le champ.

Concrètement, le risque prend la forme suivante : des travaux urgents non engagés dans un immeuble géré. C'est précisément ce type de réclamation que la responsabilité civile professionnelle prend en charge.

D'après nos estimations, la cotisation pour un administrateur de biens se situe le plus souvent entre 700 et 3 000 € par an pour une structure sans salarié. L'écart s'explique par le chiffre d'affaires, le niveau de garantie et l'historique de sinistres.

Administrateurs de biens : ce que disent les chiffres

58 947établissements actifsSIRENE, septembre 2026
91 %sans salarié déclarétoutes activités : 89 %
2 257créés sur les 12 derniers moisSIRENE
700–3 000 €de cotisation annuelle estiméenotre méthode

La nomenclature d'activités range ce métier avec d'autres dans le code 68.32A (Administration d'immeubles et autres biens immobiliers) : 58 947 établissements actifs au total, 91 % sans salarié. Il n'existe pas de comptage public du seul métier.

2 257 établissements créés en douze mois (3,8 % du stock, pour 10,5 % en moyenne nationale) : l'activité se renouvelle peu. Un contrat signé il y a dix ans mérite d'être relu.

Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.

Assurance obligatoire ou non pour un administrateur de biens ?

Ici, l'assurance conditionne le droit d'exercer : voir article 3 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet). Et ce que prouve vraiment une attestation mérite d'être compris avant le premier contrôle : le contrat doit couvrir toute l'activité déclarée, une prestation exercée hors du champ mentionné n'étant pas garantie, même si le contrat existe.

Texte applicable
article 3 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet). Article 49 du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 ; arrêté du 1er septembre 1972.
Autorité, registre
Chambre de commerce et d'industrie (carte professionnelle) ; DGCCRF (contrôle)
Fiche officielle
Réglementation de l'activité, Bpifrance Création
Garantie minimale
75 000 € par année pour un même assuré ; franchise limitée à 10 % des indemnités.
Sanction
Sans attestation d'assurance, la carte professionnelle n'est ni délivrée ni renouvelée.
À retenir
L'assurance doit couvrir chaque établissement, succursale ou agence. Elle ne s'impose qu'à celui qui réalise des actes d'entremise ou de gestion pour le compte d'autrui : une simple prestation de conseil ou de conciergerie est hors champ.

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L'étendue de la couverture

Le socle d'un contrat comprend trois volets : les dommages corporels causés à un tiers, les dommages matériels, et les préjudices financiers qui en découlent. S'y ajoutent presque toujours les frais de défense, souvent aussi coûteux que l'indemnisation elle-même.

La RC exploitation répond des accidents liés à la vie de l'entreprise ; la RC professionnelle, des fautes commises dans la prestation. Les deux sont en général proposées ensemble, mais vérifiez-le noir sur blanc plutôt que de le supposer.

Au-delà du socle, regardez les options qui correspondent à votre façon de travailler : matériel de clients gardé en atelier, recours à des sous-traitants, interventions à l'étranger, stockage de données clients.

Combien coûte une RC pro pour un administrateur de biens ?

Cinq éléments font le prix : le chiffre d'affaires déclaré, l'activité exacte, le plafond de garantie, le montant de la franchise et l'historique de sinistres. Le chiffre d'affaires pèse le plus lourd, ce qui explique qu'un même métier s'assure de 700 à 3 000 € par an.

Le réflexe de réduire la prime en montant la franchise se retourne souvent : les petits dommages, les plus courants, restent alors intégralement à votre charge. Mieux vaut arbitrer sur le plafond que sur la franchise.

Attention à la régularisation : beaucoup de contrats sont tarifés sur un chiffre d'affaires prévisionnel puis ajustés en fin d'exercice. Un prévisionnel sous-estimé produit un rappel de cotisation. Le détail de ce qui fait varier le prix d'une RC pro est dans notre guide tarifs.

Administrateurs de biens : estimation de la cotisation annuelle par profil
ProfilCotisation annuelle estiméeCe qui fait varier
Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires700 à 1 450 €Activité déclarée, plafond retenu
Indépendant établi, 30 000 à 100 000 €1 150 à 3 000 €Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés
Entreprise de 1 à 5 salariés3 300 à 8 400 €Masse salariale, sous-traitance, biens confiés

Un repère utile : en 2025, un micro-entrepreneur du secteur « Activités immobilières » a déclaré en moyenne 34 800 € de chiffre d'affaires, ce qui le place à cheval sur les deux premières lignes.

Les indépendants « classiques » du secteur déclarent en moyenne 34 000 € de revenu annuel (2024). C'est l'ordre de grandeur à comparer à la prime, et surtout au plafond de garantie.

Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.

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Ce qui reste à votre charge

Trois exclusions se retrouvent dans presque tous les contrats : la faute intentionnelle, les dommages subis par vos propres biens, et les amendes ou sanctions pénales, qui ne sont jamais assurables.

L'exclusion la plus coûteuse en pratique est plus discrète : l'activité non déclarée. Une prestation qui sort du champ décrit au contrat n'est pas couverte, même si vous payez vos cotisations. Toute évolution du métier doit être signalée à l'assureur.

Bien choisir sa RC pro

Commencez par le plafond de garantie par sinistre et par année : c'est le chiffre qui décidera du sort d'une grosse réclamation. Un plafond de 150 000 € peut suffire à un consultant, il est insuffisant dès qu'un dommage corporel est en jeu.

Vérifiez ensuite la base de garantie : « fait dommageable » ou « réclamation ». Dans le premier cas, la date du dommage compte ; dans le second, la date à laquelle le client réclame. La différence se révèle quand on change d'assureur ou qu'on cesse l'activité.

Alignez les devis sur les mêmes paramètres avant de regarder le prix : même plafond, même franchise, même périmètre d'activité. C'est le seul moyen de savoir lequel est réellement moins cher.

Poignée de main après la signature d'un contrat

Le code 68.32A en détail

Au-delà du nombre d'établissements, les fichiers publics permettent de décrire le code 68.32A (Administration d'immeubles et autres biens immobiliers) sous quatre angles.

L'ancienneté des entreprises du code 68.32A

55 % des établissements actifs ont plus de dix ans d'existence. Les créations récentes (20 % depuis 2022) pèsent moins qu'ailleurs.

2016 : 1 9141,9 k20162017 : 2 0692,1 k20172018 : 2 2082,2 k20182019 : 2 3952,4 k20192020 : 2 5822,6 k20202021 : 3 2323,2 k20212022 : 3 0673,1 k20222023 : 2 6572,7 k20232024 : 2 1572,2 k20242025 : 2 4922,5 k20252026 : 1 5661,6 k2026
Établissements actifs au millésime courant, selon leur année de création (code 68.32A). Les établissements fermés depuis ne sont pas comptés : ce n'est pas le nombre de créations de chaque année. 2026 : année en cours, incomplète. Source : base SIRENE, calcul du site.

Les départements qui comptent le plus d'établissements

Premier département par le nombre d'établissements : Paris (13,0 % du total national). Suivent Bouches-du-Rhône et Alpes-Maritimes ; à eux trois, ils réunissent 25,8 % du parc.

Rapportée à l'ensemble des entreprises de chaque département, l'activité a son point fort en métropole ici : Var, indice 2,5 pour 1 en moyenne nationale.

Établissements actifs par département, code 68.32A. Indice de présence : part de l'activité dans le département rapportée à sa part en France (1 = moyenne nationale). Source : base SIRENE, calcul du site.
DépartementÉtablissements actifsPart du total nationalIndice de présence
Paris (75)7 58713,0 %1,6
Bouches-du-Rhône (13)3 8656,6 %1,9
Alpes-Maritimes (06)3 6266,2 %2,4
Var (83)2 9345,0 %2,5
Gironde (33)2 0103,5 %1,2
Loir-et-Cher (41)4850,8 %2,0

Les statuts les plus courants

  • Entreprise individuelle 4 %
  • SAS / SASU 8 %
  • SARL / EURL 7 %
  • Autres formes 81 %

Les sociétés sont majoritaires : 15 % de SAS et de SARL parmi les 56 595 entreprises actives du code 68.32A, pour 4 % d'entreprises individuelles. En société, le contrat doit être souscrit au nom de la personne morale, et la responsabilité personnelle du dirigeant relève d'une garantie distincte.

Ce que disent les accidents du travail

On se blesse peu dans cette activité (9,5 accidents du travail pour 1 000 salariés, contre 26,4 en moyenne). La RC pro y sert surtout à couvrir les préjudices financiers causés aux clients : c'est le plafond des dommages immatériels qu'il faut regarder.

Deux causes dominent : manutention manuelle (41 %) et chutes de hauteur (20 %).

Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.

La demande prend une minute. Elle est transmise à un partenaire spécialisé en assurance professionnelle, qui vous adresse une offre adaptée à votre activité. Vous restez libre de votre choix.

Le service est une mise en relation. L'étude de votre situation, le conseil et la proposition de contrat relèvent du partenaire spécialisé auquel votre demande est transmise.

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Questions fréquentes pour un administrateur de biens

La RC pro est-elle obligatoire pour un administrateur de biens ?

Oui. L'obligation est posée par : article 3 de la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet). L'assurance doit couvrir chaque établissement, succursale ou agence. Elle ne s'impose qu'à celui qui réalise des actes d'entremise ou de gestion pour le compte d'autrui : une simple prestation de conseil ou de conciergerie est hors champ.

Que risque-t-on à exercer comme administrateur de biens sans assurance ?

Sans attestation d'assurance, la carte professionnelle n'est ni délivrée ni renouvelée. Au-delà de la sanction, l'activité ne peut pas être exercée régulièrement sans attestation, et un sinistre non assuré se règle sur les fonds de l'entreprise.

Quel montant de garantie faut-il pour un administrateur de biens ?

Le minimum est fixé par les textes : 75 000 € par année pour un même assuré ; franchise limitée à 10 % des indemnités. Ce plancher n'est pas un conseil : il se dépasse dès que les enjeux des dossiers ou des chantiers le justifient.

Quel budget prévoir pour assurer un administrateur de biens ?

De 700 à 3 000 € par an sans salarié, selon notre estimation. En dessous de 30 000 € de chiffre d'affaires, comptez plutôt 700 à 1 450 €. Seul un devis donne le prix réel.

Que se passe-t-il en cas de sinistre, par exemple des travaux urgents non engagés dans un immeuble géré ?

Vous déclarez le sinistre à l'assureur, qui instruit la réclamation, prend en charge la défense et indemnise la victime dans la limite du plafond. La franchise reste à votre charge. Sans contrat, l'ensemble se règle sur les fonds de l'entreprise.

Le statut de micro-entrepreneur change-t-il quelque chose ?

Non. Le régime micro est un régime fiscal et social : il ne modifie ni la responsabilité ni les obligations d'assurance attachées à l'activité. Il joue seulement sur le prix, parce que le chiffre d'affaires est plafonné.

Suis-je couvert si le client réclame après la fin du contrat ?

Cela dépend de la garantie subséquente, qui couvre les réclamations reçues après la résiliation pour des faits antérieurs. Elle dure en général cinq ans, dix pour certaines professions réglementées.

Ce site vend-il des contrats d'assurance ?

Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.

Les autres métiers de l'immobilier

Pour comparer avec tous les métiers voisins : régime d'assurance des métiers de l'immobilier.