RC pro expert immobilier : ce que dit la loi et ce que ça coûte
Pour exercer comme expert immobilier : le régime d'assurance applicable, les garanties à vérifier et la cotisation annuelle à prévoir, de 500 à 2 200 €.
- Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
- Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
- Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir
Devis RC pro pour un expert immobilier

L'expert immobilier n'est pas soumis à une obligation légale d'assurance. Beaucoup souscrivent quand même, pour une raison simple : un seul litige client peut coûter plusieurs années de chiffre d'affaires.
Ce contrat protège votre patrimoine contre les conséquences de votre activité. Il se déclenche quand un tiers vous réclame réparation et couvre aussi, en général, les frais de défense.
Le cas que redoutent les experts immobiliers : une estimation très supérieure au prix réel du marché. Sans contrat, l'indemnisation sort de la trésorerie de l'entreprise.
Pour ce métier, comptez de 500 à 2 200 € par an sans salarié. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur de prix, loin devant l'ancienneté.
Le métier d'expert immobilier en chiffres
La nomenclature d'activités range ce métier avec d'autres dans le code 68.31Z (Agences immobilières) : 164 730 établissements actifs au total, 88 % sans salarié. Il n'existe pas de comptage public du seul métier.
La dynamique est forte : 23 821 établissements ont été créés sur les douze derniers mois, soit 14,5 % du stock, au-dessus de la moyenne nationale de 10,5 %. Beaucoup de contrats signés le sont donc par des professionnels qui s'assurent pour la première fois.
Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.
Que dit la loi pour un expert immobilier ?
Pas d'obligation légale ici, mais pas d'exonération de responsabilité non plus. Sans contrat, une réclamation client se règle sur les fonds propres de l'entreprise, et pour un entrepreneur individuel sur tout ce qu'il affecte à son activité. Voir la fiche officielle sur entreprendre.service-public.fr.
- À retenir
- La profession n'est pas réglementée et aucun texte n'impose d'assurance. Une obligation peut venir d'un autre statut exercé en parallèle, comme la carte professionnelle de la loi Hoguet, ou des statuts de l'organisme professionnel auquel l'expert adhère.
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Que prend en charge le contrat ?
Un contrat standard couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à un tiers dans l'exercice de l'activité. La prise en charge des frais de défense et de recours fait partie du socle chez la plupart des assureurs.
La RC exploitation répond des accidents liés à la vie de l'entreprise ; la RC professionnelle, des fautes commises dans la prestation. Les deux sont en général proposées ensemble, mais vérifiez-le noir sur blanc plutôt que de le supposer.
Les extensions à examiner : biens confiés, sous-traitance, faute inexcusable, atteinte à l'environnement, responsabilité liée aux données personnelles. Chacune se paie, aucune n'est incluse d'office.
Le prix d'une RC pro pour un expert immobilier
Cinq éléments font le prix : le chiffre d'affaires déclaré, l'activité exacte, le plafond de garantie, le montant de la franchise et l'historique de sinistres. Le chiffre d'affaires pèse le plus lourd, ce qui explique qu'un même métier s'assure de 500 à 2 200 € par an.
Une prime basse cache parfois un plafond de garantie faible ou des exclusions étendues. Comparez à garanties identiques, pas sur le seul montant annuel.
Le paiement mensuel est presque toujours proposé, avec une majoration de 3 à 8 % par rapport au paiement annuel. Pour une activité qui démarre, la souplesse vaut parfois cette différence.
| Profil | Cotisation annuelle estimée | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires | 500 à 1 050 € | Activité déclarée, plafond retenu |
| Indépendant établi, 30 000 à 100 000 € | 840 à 2 200 € | Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés |
| Entreprise de 1 à 5 salariés | 2 400 à 6 150 € | Masse salariale, sous-traitance, biens confiés |
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Un repère utile : en 2025, un micro-entrepreneur du secteur « Activités immobilières » a déclaré en moyenne 34 800 € de chiffre d'affaires, ce qui le place à cheval sur les deux premières lignes.
Les indépendants « classiques » du secteur déclarent en moyenne 34 000 € de revenu annuel (2024). C'est l'ordre de grandeur à comparer à la prime, et surtout au plafond de garantie.
Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.
Les limites de la garantie
Trois exclusions se retrouvent dans presque tous les contrats : la faute intentionnelle, les dommages subis par vos propres biens, et les amendes ou sanctions pénales, qui ne sont jamais assurables.
Le piège classique : élargir son activité sans prévenir son assureur. Le jour du sinistre, la garantie est refusée parce que la prestation en cause ne figurait pas au contrat. Une déclaration en cours d'année coûte quelques dizaines d'euros, l'oubli peut coûter tout.
Les points à vérifier avant de signer
Commencez par le plafond de garantie par sinistre et par année : c'est le chiffre qui décidera du sort d'une grosse réclamation. Un plafond de 150 000 € peut suffire à un consultant, il est insuffisant dès qu'un dommage corporel est en jeu.
Un point souvent ignoré : la garantie subséquente, qui couvre les réclamations reçues après la fin du contrat. Elle dure en général cinq ans, parfois dix pour les professions réglementées. C'est le premier point à vérifier avant de changer d'assureur sans trou de couverture.
Enfin, comparez à garanties égales. Deux devis ne sont comparables que si le plafond, la franchise, les activités déclarées et la base de garantie sont identiques. Sur un même profil, l'écart entre assureurs dépasse souvent 30 %.

Ancienneté, implantation, statuts : le code 68.31Z à la loupe
Au-delà du nombre d'établissements, les fichiers publics permettent de décrire le code 68.31Z (Agences immobilières) sous quatre angles.
L'ancienneté des entreprises du code 68.31Z
52 % des établissements actifs sous le code 68.31Z ont été créés depuis 2022. Un parc aussi jeune signifie beaucoup de premiers contrats, souvent souscrits dans l'urgence, au moment où un client réclame l'attestation.
Les départements qui comptent le plus d'établissements
Premier département par le nombre d'établissements : Paris (7,6 % du total national). Suivent Alpes-Maritimes et Bouches-du-Rhône ; à eux trois, ils réunissent 16,1 % du parc.
Rapportée à l'ensemble des entreprises de chaque département, l'activité a son point fort en métropole ici : Alpes-Maritimes, indice 1,9 pour 1 en moyenne nationale.
| Département | Établissements actifs | Part du total national | Indice de présence |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | 12 467 | 7,6 % | 0,9 |
| Alpes-Maritimes (06) | 7 892 | 4,8 % | 1,9 |
| Bouches-du-Rhône (13) | 6 149 | 3,7 % | 1,1 |
| Hauts-de-Seine (92) | 5 813 | 3,5 % | 1,3 |
| Var (83) | 5 346 | 3,3 % | 1,6 |
| Pyrénées-Orientales (66) | 2 080 | 1,3 % | 1,5 |
Les statuts les plus courants
Sur 157 855 entreprises actives, 62 % exercent en nom propre (moyenne toutes activités : 46 %). Le passage en société ne dispense pas d'assurance : il déplace la responsabilité vers la personne morale, qui doit être le souscripteur du contrat.
Ce que disent les accidents du travail
On se blesse peu dans cette activité (4,2 accidents du travail pour 1 000 salariés, contre 26,4 en moyenne). La RC pro y sert surtout à couvrir les préjudices financiers causés aux clients : c'est le plafond des dommages immatériels qu'il faut regarder.
Premières causes recensées : chutes de hauteur (29 % des accidents dont la cause est codée), puis chutes de plain-pied (23 %).
Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.
Vous renseignez votre métier et votre volume d'activité, un assureur partenaire étudie le dossier et vous envoie un devis. Gratuit, sans engagement, et sans obligation de souscrire.
Ce site n'est pas un assureur et ne vend aucun contrat : il met en relation avec un partenaire spécialisé, qui porte seul les obligations réglementaires liées à la distribution d'assurance.
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Questions fréquentes pour un expert immobilier
La RC pro est-elle obligatoire pour un expert immobilier ?
Non. La profession n'est pas réglementée et aucun texte n'impose d'assurance. Une obligation peut venir d'un autre statut exercé en parallèle, comme la carte professionnelle de la loi Hoguet, ou des statuts de l'organisme professionnel auquel l'expert adhère.
Peut-on exercer comme expert immobilier sans assurance ?
Oui, c'est légal. Mais la responsabilité, elle, ne disparaît pas : une réclamation client se règle alors sur les fonds de l'entreprise. Et beaucoup de donneurs d'ordre, de bailleurs et de plateformes exigent une attestation avant de signer.
Quel est le prix d'une RC pro pour un expert immobilier ?
Notre estimation va de 500 à 2 200 € par an pour un professionnel seul ; une micro-entreprise se situe en général entre 500 à 1 050 €. Plafond de garantie et franchise font le reste de l'écart.
Qui paie si le client réclame après une estimation très supérieure au prix réel du marché ?
L'assureur de RC pro, à condition que l'activité ait été déclarée et que la réclamation entre dans la période de garantie. À défaut de contrat, c'est l'entreprise qui indemnise.
Que se passe-t-il si je change d'activité ?
Il faut le déclarer à l'assureur. Une prestation qui ne figure pas dans l'activité décrite au contrat n'est pas garantie, même si le contrat est en cours et les cotisations à jour.
Le statut de micro-entrepreneur change-t-il quelque chose ?
Non. Le régime micro est un régime fiscal et social : il ne modifie ni la responsabilité ni les obligations d'assurance attachées à l'activité. Il joue seulement sur le prix, parce que le chiffre d'affaires est plafonné.
Ce site vend-il des contrats d'assurance ?
Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.
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