RC pro conseil en propriété industrielle : ce que dit la loi et ce que ça coûte
Pour exercer comme conseil en propriété industrielle : le régime d'assurance applicable, les garanties à vérifier et la cotisation annuelle à prévoir, de 800 à 3 500 €.
- Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
- Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
- Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir
Devis RC pro pour un conseil en propriété industrielle

Ici, la question n'est pas de savoir s'il faut s'assurer : un texte l'impose pour un conseil en propriété industrielle. La vraie question est le montant de garantie et l'étendue de la couverture, qui varient beaucoup d'un contrat à l'autre.
Une RC pro répond d'un principe simple : si votre travail cause un préjudice à quelqu'un d'autre, l'assureur indemnise à votre place, dans la limite du contrat. Vos propres pertes, elles, restent à votre charge.
Le cas que redoutent les conseils en propriété industrielle : un dépôt de marque manqué faute de délai respecté. Sans contrat, l'indemnisation sort de la trésorerie de l'entreprise.
Budget annuel indicatif pour un conseil en propriété industrielle : 800 à 3 500 €. À garanties comparables, l'écart entre deux assureurs sur un même profil dépasse souvent 30 %.
Le métier de conseil en propriété industrielle en chiffres
Le répertoire SIRENE ne distingue pas ce métier de ses voisins : il les regroupe sous le code 69.10Z (Activités juridiques), qui compte 128 863 établissements actifs, dont 86 % sans salarié déclaré. Le chiffre vaut donc pour cette famille d'activités, pas pour le seul métier.
Le rythme de création suit la moyenne nationale : 13 630 nouveaux établissements sur douze mois, soit 10,6 % du stock contre 10,5 % toutes activités confondues.
Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.
Que dit la loi pour un conseil en propriété industrielle ?
Exercer comme conseil en propriété industrielle suppose de pouvoir produire une attestation de RC professionnelle en cours de validité. C'est une condition d'exercice, posée par article L422-8 du code de la propriété intellectuelle ; elle se contrôle à l'inscription, puis à chaque renouvellement.
- Texte applicable
- article L422-8 du code de la propriété intellectuelle.
- Autorité, registre
- INPI (liste des conseils en propriété industrielle)
- Sanction
- Non-inscription ou radiation de la liste : l'assurance se justifie chaque année.
- À retenir
- S'y ajoute une garantie affectée au remboursement des fonds, effets ou valeurs reçus des clients.
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Que prend en charge le contrat ?
La garantie de base répond des conséquences pécuniaires de votre responsabilité : réparation du dommage, mais aussi honoraires d'avocat et d'expert si la réclamation se transforme en procédure.
Deux distinctions comptent. La RC exploitation vise ce qui arrive du fait du fonctionnement de l'entreprise, indépendamment de la prestation elle-même : un visiteur qui glisse dans vos locaux, un colis qui tombe. La RC professionnelle, elle, vise la faute dans la prestation : le conseil erroné, la pose défectueuse, le retard fautif.
Selon le métier, des extensions changent beaucoup la portée du contrat : les biens confiés (ce qu'un client vous remet et que vous endommagez), la faute inexcusable, la responsabilité du fait des sous-traitants, ou encore la protection juridique.
Le prix d'une RC pro pour un conseil en propriété industrielle
Cinq éléments font le prix : le chiffre d'affaires déclaré, l'activité exacte, le plafond de garantie, le montant de la franchise et l'historique de sinistres. Le chiffre d'affaires pèse le plus lourd, ce qui explique qu'un même métier s'assure de 800 à 3 500 € par an.
Une prime basse cache parfois un plafond de garantie faible ou des exclusions étendues. Comparez à garanties identiques, pas sur le seul montant annuel.
La plupart des contrats se règlent au mois ou à l'année. Le fractionnement coûte quelques pourcents de plus, à mettre en balance avec la trésorerie d'une activité qui débute.
| Profil | Cotisation annuelle estimée | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires | 800 à 1 650 € | Activité déclarée, plafond retenu |
| Indépendant établi, 30 000 à 100 000 € | 1 350 à 3 500 € | Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés |
| Entreprise de 1 à 5 salariés | 3 850 à 9 800 € | Masse salariale, sous-traitance, biens confiés |
Estimer ma cotisation selon mon chiffre d'affaires
Pour se situer dans ce tableau : les 1 675 micro-entrepreneurs actifs du secteur « Activités juridiques » ont déclaré en moyenne 34 600 € de chiffre d'affaires en 2025. Beaucoup dépassent donc la première ligne dès leur deuxième année.
Les indépendants « classiques » du secteur déclarent en moyenne 96 000 € de revenu annuel (2024). C'est l'ordre de grandeur à comparer à la prime, et surtout au plafond de garantie.
Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.
Les limites de la garantie
Ce que le contrat ne paiera jamais : les dommages volontaires, les amendes, et le préjudice que vous subissez vous-même. Ces postes relèvent d'autres contrats, ou de rien du tout ; la liste des exclusions habituelles vaut le détour avant de signer.
Vérifiez la définition exacte de l'activité garantie à la première page de votre contrat. C'est elle qui délimite la couverture, pas le nom de votre code d'activité ni l'intitulé de votre entreprise : nous expliquons ailleurs pourquoi déclarer précisément son activité change tout.
Les points à vérifier avant de signer
Regardez le plafond, puis le sous-plafond par nature de dommage. Un contrat annoncé « jusqu'à 1 million d'euros » peut limiter les préjudices financiers à 50 000 €, ce qui change tout pour un métier de conseil. Nous détaillons comment fixer son plafond de garantie dans un guide à part.
Un point souvent ignoré : la garantie subséquente, qui couvre les réclamations reçues après la fin du contrat. Elle dure en général cinq ans, parfois dix pour les professions réglementées. C'est le premier point à vérifier avant de changer d'assureur sans trou de couverture.
Un devis moins cher de 40 % s'explique presque toujours : plafond plus bas, franchise plus haute, ou activité déclarée plus étroite. Cherchez la différence avant de conclure à la bonne affaire.

Le code 69.10Z en détail
Quatre lectures du même code d'activité, 69.10Z (Activités juridiques), tirées de fichiers publics : elles disent qui sont les professionnels du secteur, et donc à qui s'adressent les contrats.
Un parc d'entreprises jeune ou installé ?
Le parc se partage entre entreprises récentes (43 % créées depuis 2022) et structures de plus de dix ans (30 %). Les deux profils ne paient pas la même cotisation : l'ancienneté sans sinistre se valorise.
Les départements qui comptent le plus d'établissements
Trois départements concentrent 43,4 % des établissements : Paris (34,6 % à lui seul), Rhône et Bouches-du-Rhône.
Le classement change si l'on rapporte ces chiffres au tissu économique local. Le département de métropole où l'activité pèse le plus lourd : Paris, avec 4,3 fois la moyenne du pays.
| Département | Établissements actifs | Part du total national | Indice de présence |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | 44 444 | 34,6 % | 4,3 |
| Rhône (69) | 5 678 | 4,4 % | 1,4 |
| Bouches-du-Rhône (13) | 5 676 | 4,4 % | 1,3 |
| Gironde (33) | 3 760 | 2,9 % | 1,1 |
| Nord (59) | 3 269 | 2,5 % | 0,9 |
Entreprise individuelle ou société ?
77 % des entreprises actives du code 69.10Z sont des entreprises individuelles, micro-entrepreneurs compris (toutes activités : 46 %). En entreprise individuelle, c'est l'entrepreneur qui signe le contrat d'assurance en son nom : l'activité déclarée doit correspondre exactement à celle qu'il exerce.
Ce que disent les accidents du travail
On se blesse peu dans cette activité (2,0 accidents du travail pour 1 000 salariés, contre 26,4 en moyenne). La RC pro y sert surtout à couvrir les préjudices financiers causés aux clients : c'est le plafond des dommages immatériels qu'il faut regarder.
Premières causes recensées : chutes de plain-pied (30 % des accidents dont la cause est codée), puis chutes de hauteur (29 %).
Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.
Le parcours est court : vous décrivez votre activité et votre chiffre d'affaires, un partenaire spécialisé revient vers vous avec une proposition chiffrée, et vous décidez. Aucune obligation de donner suite.
Le service est une mise en relation. L'étude de votre situation, le conseil et la proposition de contrat relèvent du partenaire spécialisé auquel votre demande est transmise.
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Questions fréquentes pour un conseil en propriété industrielle
La RC pro est-elle obligatoire pour un conseil en propriété industrielle ?
Oui. L'obligation est posée par : article L422-8 du code de la propriété intellectuelle. S'y ajoute une garantie affectée au remboursement des fonds, effets ou valeurs reçus des clients.
Que risque-t-on à exercer comme conseil en propriété industrielle sans assurance ?
Non-inscription ou radiation de la liste : l'assurance se justifie chaque année. Au-delà de la sanction, l'activité ne peut pas être exercée régulièrement sans attestation, et un sinistre non assuré se règle sur les fonds de l'entreprise.
Quel est le prix d'une RC pro pour un conseil en propriété industrielle ?
Notre estimation va de 800 à 3 500 € par an pour un professionnel seul ; une micro-entreprise se situe en général entre 800 à 1 650 €. Plafond de garantie et franchise font le reste de l'écart.
Qui paie si le client réclame après un dépôt de marque manqué faute de délai respecté ?
L'assureur de RC pro, à condition que l'activité ait été déclarée et que la réclamation entre dans la période de garantie. À défaut de contrat, c'est l'entreprise qui indemnise.
Quelle différence entre plafond et franchise ?
Le plafond est le maximum que l'assureur paiera pour un sinistre ou pour une année ; la franchise, la part qui reste à votre charge à chaque sinistre. Baisser l'un ou monter l'autre fait baisser la prime, et le niveau de protection.
La RC pro couvre-t-elle mon propre matériel ?
Non. La responsabilité civile professionnelle indemnise les tiers. Vos outils, votre véhicule et vos locaux relèvent d'une assurance de biens, distincte.
Ce site vend-il des contrats d'assurance ?
Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.
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