RC pro primeur : ce que dit la loi et ce que ça coûte
Pour exercer comme primeur : le régime d'assurance applicable, les garanties à vérifier et la cotisation annuelle à prévoir, de 180 à 700 €.
- Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
- Adapté au métier : l'offre tient compte de l'activité réelle, pas d'un profil générique
- Une minute : le formulaire se remplit en une minute, sans document à fournir
Devis RC pro pour un primeur

Aucun texte n'impose la responsabilité civile professionnelle pour un primeur. Mais l'absence d'obligation ne veut pas dire absence de risque : en cas de dommage causé à un client, l'indemnisation se règle sur les fonds de l'entreprise, sans plafond.
L'objet de la garantie est le dommage causé à autrui : blessure, dégât matériel, perte financière subie par un client. Ce que vous cassez chez vous ou pour vous-même n'entre pas dans le champ.
Le cas que redoutent les primeurs : des fruits traités au-delà des limites autorisées. Sans contrat, l'indemnisation sort de la trésorerie de l'entreprise.
D'après nos estimations, la cotisation pour un primeur se situe le plus souvent entre 180 et 700 € par an pour une structure sans salarié. L'écart s'explique par le chiffre d'affaires, le niveau de garantie et l'historique de sinistres.
Le métier de primeur en chiffres
Au millésime septembre 2026 de la base SIRENE, 8 517 établissements exercent sous le code 47.21Z (Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé). 63 % n'emploient aucun salarié.
Le renouvellement est plus lent qu'ailleurs : 560 créations sur un an, soit 6,6 % du stock, contre 10,5 % toutes activités confondues. Le parc d'entreprises est installé, avec des contrats souvent anciens et rarement renégociés.
Sources : base SIRENE (établissements actifs, millésime en vigueur), nomenclature NAF rév. 2 pour les libellés d'activité. Les fourchettes de cotisation sont indicatives et non contractuelles : voir notre méthode.
Que dit la loi pour un primeur ?
Pas d'obligation légale ici, mais pas d'exonération de responsabilité non plus. Sans contrat, une réclamation client se règle sur les fonds propres de l'entreprise, et pour un entrepreneur individuel sur tout ce qu'il affecte à son activité. Voir la fiche officielle sur entreprendre.service-public.fr.
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Que prend en charge le contrat ?
Le socle d'un contrat comprend trois volets : les dommages corporels causés à un tiers, les dommages matériels, et les préjudices financiers qui en découlent. S'y ajoutent presque toujours les frais de défense, souvent aussi coûteux que l'indemnisation elle-même.
Il faut lire la différence entre RC exploitation et RC professionnelle. La première couvre l'activité au sens matériel, la seconde l'erreur dans l'exécution du travail. Un contrat qui ne comprend que l'une des deux laisse une part du risque à découvert : voir la différence entre RC pro et RC exploitation.
Au-delà du socle, regardez les options qui correspondent à votre façon de travailler : matériel de clients gardé en atelier, recours à des sous-traitants, interventions à l'étranger, stockage de données clients.
Le prix d'une RC pro pour un primeur
Cinq éléments font le prix : le chiffre d'affaires déclaré, l'activité exacte, le plafond de garantie, le montant de la franchise et l'historique de sinistres. Le chiffre d'affaires pèse le plus lourd, ce qui explique qu'un même métier s'assure de 180 à 700 € par an.
Le réflexe de réduire la prime en montant la franchise se retourne souvent : les petits dommages, les plus courants, restent alors intégralement à votre charge. Mieux vaut arbitrer sur le plafond que sur la franchise.
La plupart des contrats se règlent au mois ou à l'année. Le fractionnement coûte quelques pourcents de plus, à mettre en balance avec la trésorerie d'une activité qui débute.
| Profil | Cotisation annuelle estimée | Ce qui fait varier |
|---|---|---|
| Micro-entreprise, moins de 30 000 € de chiffre d'affaires | 180 à 350 € | Activité déclarée, plafond retenu |
| Indépendant établi, 30 000 à 100 000 € | 280 à 700 € | Chiffre d'affaires, franchise, sinistres passés |
| Entreprise de 1 à 5 salariés | 770 à 1 950 € | Masse salariale, sous-traitance, biens confiés |
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Pour se situer dans ce tableau : les 20 396 micro-entrepreneurs actifs du secteur « Métiers de bouche » ont déclaré en moyenne 19 200 € de chiffre d'affaires en 2025. La plupart relèvent donc de la première ligne.
Hors micro-entreprise, le revenu professionnel moyen d'un indépendant du même secteur atteint 28 000 € par an (2024) : la cotisation de RC pro en représente une fraction, à mettre en regard d'un sinistre qui peut en coûter plusieurs années.
Source : Urssaf, données ouvertes (auto-entrepreneurs par secteur d'activité, revenus des travailleurs indépendants), nomenclature de secteurs de l'Urssaf, plus large que le seul métier ; moyennes calculées par le site.
Les limites de la garantie
Trois exclusions se retrouvent dans presque tous les contrats : la faute intentionnelle, les dommages subis par vos propres biens, et les amendes ou sanctions pénales, qui ne sont jamais assurables.
Vérifiez la définition exacte de l'activité garantie à la première page de votre contrat. C'est elle qui délimite la couverture, pas le nom de votre code d'activité ni l'intitulé de votre entreprise : nous expliquons ailleurs pourquoi déclarer précisément son activité change tout.
Les points à vérifier avant de signer
Le premier critère n'est pas le prix mais le plafond, et notamment le sous-plafond appliqué aux dommages immatériels, souvent bien plus bas que le plafond affiché en couverture.
Un point souvent ignoré : la garantie subséquente, qui couvre les réclamations reçues après la fin du contrat. Elle dure en général cinq ans, parfois dix pour les professions réglementées. C'est le premier point à vérifier avant de changer d'assureur sans trou de couverture.
Alignez les devis sur les mêmes paramètres avant de regarder le prix : même plafond, même franchise, même périmètre d'activité. C'est le seul moyen de savoir lequel est réellement moins cher.

Ancienneté, implantation, statuts : le code 47.21Z à la loupe
Quatre lectures du même code d'activité, 47.21Z (Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé), tirées de fichiers publics : elles disent qui sont les professionnels du secteur, et donc à qui s'adressent les contrats.
Un parc d'entreprises jeune ou installé ?
L'activité est portée par des entreprises installées : 43 % des établissements en activité ont été créés avant 2016, contre 28 % depuis 2022. L'ancienneté sans sinistre se négocie : c'est un argument à faire valoir au renouvellement.
Où le métier est-il le plus présent ?
Le trio de tête : Bouches-du-Rhône, Paris, Alpes-Maritimes. Le premier pèse 7,3 % du total national, les trois réunis 17,7 %.
Rapportée à l'ensemble des entreprises de chaque département, l'activité a son point fort en métropole ici : Bouches-du-Rhône, indice 2,1 pour 1 en moyenne nationale.
| Département | Établissements actifs | Part du total national | Indice de présence |
|---|---|---|---|
| Bouches-du-Rhône (13) | 618 | 7,3 % | 2,1 |
| Paris (75) | 557 | 6,6 % | 0,8 |
| Alpes-Maritimes (06) | 325 | 3,8 % | 1,5 |
| La Réunion (974) | 311 | 3,7 % | 3,3 |
| Hérault (34) | 278 | 3,3 % | 1,4 |
| Gard (30) | 192 | 2,3 % | 2,0 |
| Pyrénées-Orientales (66) | 132 | 1,6 % | 1,8 |
Sous quelle forme juridique exerce-t-on ?
63 % des entreprises actives exercent en SAS ou en SARL, 30 % en entreprise individuelle (toutes activités : 46 %). Un changement de forme juridique impose de refaire le contrat : l'assuré n'est plus la même personne.
Ce que disent les accidents du travail
Les salariés du code 47.21Z ont connu 28,0 accidents du travail pour 1 000 salariés en 2024, un niveau proche de la moyenne nationale (26,4). Le risque corporel existe sans dominer : dans ce métier, les réclamations portent autant sur des dégâts matériels que sur des blessures.
Les accidents viennent d'abord de : manutention manuelle (61 %), puis chutes de plain-pied (12 %).
Source : Assurance Maladie – Risques professionnels, indicateurs 2024 par code NAF, salariés du régime général ; indice calculé par le site (accidents en premier règlement pour 1 000 salariés). Les indépendants sans salarié ne sont pas dans ce champ.
La demande prend une minute. Elle est transmise à un partenaire spécialisé en assurance professionnelle, qui vous adresse une offre adaptée à votre activité. Vous restez libre de votre choix.
Le service est une mise en relation. L'étude de votre situation, le conseil et la proposition de contrat relèvent du partenaire spécialisé auquel votre demande est transmise.
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Questions fréquentes pour un primeur
La RC pro est-elle obligatoire pour un primeur ?
Non, aucun texte ne l'impose pour un primeur. Elle devient exigée en pratique dès qu'un client, un bailleur ou une plateforme réclame une attestation avant de signer.
Peut-on exercer comme primeur sans assurance ?
Oui, c'est légal. Mais la responsabilité, elle, ne disparaît pas : une réclamation client se règle alors sur les fonds de l'entreprise. Et beaucoup de donneurs d'ordre, de bailleurs et de plateformes exigent une attestation avant de signer.
Combien coûte une RC pro pour un primeur ?
Nous l'estimons entre 180 et 700 € par an pour une structure sans salarié, et plutôt 180 à 350 € pour une micro-entreprise. Le chiffre d'affaires déclaré est le premier facteur d'écart.
Un sinistre comme « des fruits traités au-delà des limites autorisées » est-il couvert ?
Oui, si l'activité en cause figure au contrat : c'est un dommage causé à un tiers dans l'exercice du métier, le cœur de la RC pro. Restent à votre charge la franchise et ce qui dépasse le plafond de garantie.
Suis-je couvert si le client réclame après la fin du contrat ?
Cela dépend de la garantie subséquente, qui couvre les réclamations reçues après la résiliation pour des faits antérieurs. Elle dure en général cinq ans, dix pour certaines professions réglementées.
Un sous-traitant est-il couvert par mon contrat ?
Pas automatiquement. Votre contrat peut couvrir votre responsabilité du fait du sous-traitant, mais pas la sienne : demandez-lui son attestation avant chaque mission.
Ce site vend-il des contrats d'assurance ?
Non. Il s'agit d'un service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé, qui étudie votre situation et vous adresse une proposition. Vous restez libre de votre choix.
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